SCIENCE

EMPREINTE CARBONE ET ÉMISSIONS DE CO2

Tout d’abord, il faut comprendre la gravité du problème des émissions de CO2.

Peu de gens savent quelle quantité de CO2 est libérée lors de la combustion d’un litre d’essence.

La réponse est 2,3 kg ! Pensez-y un instant, c’est un chiffre stupéfiant.

Une voiture qui consomme 8 litres/100km libère 18,4 kg de CO2 sur 100km. En moyenne, un habitant de l’Europe parcourt annuellement une distance de 20 000 km, en émettant environ 3,7 tonnes de CO2 par an et par voiture.

Pour les voyages en avion, le problème est pire. Une heure de vol par passager représente environ 250 kg de CO2.

Un aller-retour New York – Paris (14h) représente 3,5 tonnes de CO2 par personne en classe économique. Les passagers de la classe business comptent double car ils prennent proportionnellement plus de place dans l’avion.

L’empreinte carbone liée au voyage en avion, même pour les personnes qui prennent l’avion seulement quelques fois par an,  représente rapidement plus de la moitié de leur empreinte carbone totale.

CAPTURE DU CARBONE

Il existe des solutions. Tout d’abord, bien sûr, il faut essayer de limiter sa propre consommation. Par exemple,en réduisant les voyages en avion. Tout voyage de moins de 1600 km devrait être effectué en train ou en voiture. Moins d’avion ne signifie pas nécessairement moins de vacances: il faut voyager moins souvent mais rester plus longtemps.

La compensation carbone doit être considérée comme un moyen d’aider la nature et non comme une justification pour augmenter ses émissions. Après avoir limité ses émissions, on pense donc  à réduire le carbone dans l’air, par exemple en plantant des arbres. Ceux-ci absorbent le CO2 et produisent de l’oxygène.

Un arbre absorbe en moyenne 200/250 kg de CO2 sur huit ans lorsqu’il est adulte. Par exemple, si l’empreinte CO2 d’une personne au cours d’une année donnée est de 20 tonnes, en plantant 100 arbres, l’empreinte de carbone de cette personne sera compensée en 8 ans une fois que l’arbre aura grandi, ce qui prendra de 10 à 20 ans.

COUVERTURE FORESTIÈRE EN ARMÉNIE ET POTENTIEL DE CROISSANCE

L’Arménie a une superficie de 30 000 km². La couverture forestière est estimée à 11,2%, elle est très faible par rapport aux autres pays de la région. 1% du pays est de 300 km² ou 30.000 hectares. Pour créer de nouvelles forêts, les experts recommandent de planter 2.000 à 3.000 arbres par hectare. L’objectif de My Forest est de planter 400 000 arbres par an, soit environ 200 hectares de nouvelles forêts chaque année. Il faut espérer qu’avec le temps, ce nombre pourrait augmenter. Avec 200 hectares par an, il faudrait encore 150 ans pour que la couverture forestière de l’Arménie augmente de… 1%.

COÛT DE LA PLANTATION

Le coût de la plantation est composé de trois parties.

La première partie comprend la préparation des plants dans une pépinière ou une serre : collecte des semences, remplissage de chaque conteneur avec des semences et de la terre de qualité, arrosage, etc. 

La deuxième partie concerne la plantation elle-même. Des zones appropriées sont attentivement choisies et une procédure spéciale de plantation est proposée selon les emplacements géographiques. 

La troisième et plus importante partie concerne l’attention portée aux jeunes pousses durant au minimum les trois premières années. Les jeunes plants doivent être protégés par des grillages. Ensuite, les mauvaises herbes qui poussent rapidement autour d’eux doivent être retirées régulièrement puisqu’elles absorbent l’humidité et les nutriments tant nécessaires aux jeunes pousses. Cela doit être fait au moins cinq fois la première année et jusqu’à 15 fois au cours des six premières années. Ce travail d’entretien constitue la majeure partie du coût.

Le coût total des trois opérations (y compris les frais administratifs) est de 2,22 €.